La couleur pourpre : le remake mode mélo-chromatique
5 sept. 2008
De g. à d. : Sonia Rykiel, Alexandre Mc Queen, Just Cavalli
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Ok, à l’adolescence, en cas de rupture amoureuse, j’écoutais Mariah Carey, à part ça, je n’ai jamais fait dans la guimauve. Mauve ?! Vous avez dit « mauve » ? Ah ben, cette année on y est jusqu’au cou les gars ! A nous de mettre le holà.
A croire qu’ils se sont tous passés le mot … Les stylistes avant-gardistes, les couturiers sur le retour, les géants de la grande distribution et même les étalagistes de l’Inno (c’est dire !) s’y sont mis : du lila fadasse au magenta acidulé en passant par un aubergine profond, les tissus frisent l’indigestion de violets cette saison.
Sans contestes, le ton et ses déclinaisons ne comptent pas pour des prunes. Penchons-nous sur cet engouement chromatique. D’après la symbolique des couleurs, le mauve renverrait au rêve, au spirituel et au romantisme…C’est pas pour dire mais on y revient, un poil fifille tout ça. Coupons le sifflet de Mariah et bousculons la guimauve qui est en nous, salissons ce mauve trendy avec des coloris plus dirty (des verts caca d’oie, des rouges rouillés et des bleus pétrole) ou alors, quitte à être féminine, autant se la jouer lady en mariant le ton à des ors et des argents, so chic ! Et si c’est d’une tenue unie qu’on rêve, j’irai dans les violets bleutés : du lavande à l’améthyse.
De g. à d. : John Galliano, Dries Van Noten et DKNY.
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Qu’est ce que j’aime Couleur Café !
7 juil. 2008
Couleur Café n’a pas failli à sa réputation : cette année encore des cocktails corsés à prix démocratiques, des mets exotiques de là-bas et d’ailleurs, des artistes de qualité en veux-tu en voilà, le tout dans une ambiance zoukée « vents du désert »…
En ce vendredi 27 juin, j’avais investi les lieux juste à temps pour écouter Kery James, un rappeur franchouillard qui jouait ce soir à l’ouvreur de bal … Le beat s’entendait de loin, c’était du lourd, je me rapproche et j entends marteler dans tous les sens des « hard core », même pas en rythme, merci l’écho ! Au final pas trop dérangeant ce décalage, il a donné une touch’ psychédélique à ce rap un peu trop carré pour moi. Je me fraye un chemin au plus près de la scène, ça hurle, ça rappe, ça connaît les textes par cœur, ça s’entrechoque, je me mets dans le bain et je shake gentiment des reins. Les paroles je les ai pas vraiment catchées alors je vais éviter de donner davantage mon avis sur ce concert…en observateur déjà un peu alcoolisé, je dirai que l’artiste était totalement fan de la Belgique, pays dont il a crié le nom au moins 43 fois et que le public aimait ça, tu penses ! Il a mis le feu à une bonne moitié du chapiteau et pourtant c’est chaud chaud les marrons de commencer à 18h15. Donc, ce sera une mention pour la prestation de Kery.
Avant la fin, je m’éclipse, ah l’appel du daiquiri et du Claude MC… dans un tourbillon de poussière, mes pieds sont déjà tout gris, je papotte avec ma copine de la suite du programme. Même si on crève la dalle, l’endurance ça nous connaît, on opte pour un apéro prolongé devant l’ouverture du Solaar show. Il nous lâche dès le deuxième morceau, le Nouveau Western ! Ca fait plaisir. On sirote notre verre, on ondule, on relâche les quelques vers dont on se souvient.
SABATIER, Benoit, Nous sommes jeunes, nous sommes fiers, La culture jeune d’Elvis à Myspace, Paris,Hachette littérature, Mars 2007.
2001. Alors que les deux tours sont sur leur cul et nous avec…la musique, elle, ne se laisse pas abattre : avec le premier album, les Strokes frappe un grand coup dans la fourmilière rock et Madonna nous fait un come-back magistral avec « music » disque composé par un artiste français oublié, Mirwais (ex membre de Taxi Girl, « Chercher le garçon »)
Ces deux évènements musicaux résonnent dans la tête de Benoît Sabatier. Le jeune journaliste travaille à l’époque pour le sympathique magazine Technikart, ses articles traitent des mouvements de la jeunesse et de leurs influences sur notre société. Il se lance alors dans l’écriture d’une brique passionnante (680 p) sur le parcours de la culture jeune. Son titre, « Nous sommes jeunes, nous sommes fiers », a été savamment choisi dans le répertoire de Taxi Girl, ben tiens ! Sabatier est particulièrement attaché à ce groupe car, selon lui, il représente l’itinéraire rock de la jeunesse française, le fil rouge des bleus…
Taxi Girl
Les deux leaders de Taxi Girl, Daniel Darc et Mirwais, sont nés pile poil quand le rock a fait son grand débarquement dans l’hexagone. Ils ont tout vécu, de la folk youpie yeah au punk glam le plus trash… Avec dans la balance, un penchant très dark pour Daniel (overdose, prison,…) Aujourd’hui réinventant le rock, l’un comme l’autre ont rebondit, c’est le chat de gouttière style (c’est dans l’obscurité que ces bestioles voient le mieux). Daniel, l’écorché vif, dans un registre chanson française engagée, Mirwais, l’hybride musical, aux côtés de la blonde la plus ambitieuse des States. Ils inspirent la jeunesse, la nouvelle scène française et les dj’s, ces deux-là ne seront jamais vieux…définitivement rock’n’roll.
Estelle, 28 ans, vous connaissez la chanson…
20 juin. 2008
Panthère glamour du hip-hop, Estelle nous revient avec « Shine » et envahit les charts U.S et U.E (chez nous quoi).
La demoiselle n’est pas une débutante. Véritable self-made woman, il y a dix ans, elle était productrice et compositrice de rap en Angleterre. Si en 2004, elle sort son premier album de rap « The 18th day », aujourd’hui, elle a littéralement conquis le cœur de Ricains. Tant pour son timbre de voix que pour son parcours musical, beaucoup la comparent à Lauryn Hill, ce qui n’est pas pour lui déplaire… Je comprends bien, y a de quoi être flattée, Lauryn est une déesse ! Bref, revenons en à notre brebis…
Déjà récompensée dans le milieu hip hop, Estelle est à présent nominée pour le titre de nouvelle artiste de l’année tous genres musicaux confondus. Ze classe !
Il faut bien admettre qu’elle a su s’entourer : pour répandre sa soul teintée de rap, elle s’est dégottée un label sur mesure, dont elle est par-dessus le marché la pionnière, il s’agit de la maison de prod’ lancée par monsieur John Legend…Résultat des courses ? Des collaborations remarquables avec des monstres sacrés tels que Wyclef Jean, Will.i.am des Black Eyed Peas, Mark Ronson (dj qui a sublimé les voix de Lily Allen et Amy Winehouse) et l’excellent Cee-lo (chanteur fantasque de Gnarls Barkley) . Et c’est pas tout !
Eh oui, depuis qu’elle a gagné la Big Apple, elle goûte à l’american dream auprès d’un american boy surdoué : Kanye West





















